Retour à la page d'accueil
Rechercher dans le site
 Liens utiles
 Plan du site
Le Conseil
Régional et ses élus
Education et
formation pour tous
Emploi et
économie
Aménagement
et infrastructures
Culture, sport,
jeunesse, santé
Europe et
coopération
La Guadeloupe
 
 
 
 
 
 
 
 
  La pêche
   La pêche
   Les pêcheurs
   Les équipements
   Le financement
   Les orientations de la politique régionale du secteur de la pêche
   Indicateurs du DOCUP Guadeloupe
   Les résultats de la filière


 

La production halieutique guadeloupéenne est en évolution depuis une décennie, grâce aux activités de pêche développées à partir d’une innovation appelée DCP (Dispositif de Concentration de Poissons) qui a permis le développement de la pêche de poissons marins (marlins, bonites, thons, thazards, requins). Ainsi, la pêche des poissons pélagiques se pratique maintenant toute l’année. Malgré cette hausse, l’aquaculture et la pêche ne permettent toujours pas de couvrir les besoins de la consommation locale estimée entre 13 000 et 15 000 tonnes.
La filière de commercialisation des produits de la mer en Guadeloupe demeure peu développée et les circuits de distribution peu structurés. La prédominance de la vente directe du pêcheur au consommateur est une caractéristique (environ 70 % des ventes totales).

Imprimer  Haut de page


Le nombre de pêcheurs professionnels enrôlés, c’est-à-dire disposant de la couverture sociale du marin, s’élevait fin 2000 à 1 242 soit une diminution de 4,3 % par rapport à 1999.
Cependant, il n’est pas rare que des personnes s’improvisent pêcheurs quand elles perdent leur emploi. Aux pêcheurs déclarés, il convient donc d’ajouter presque autant de pêcheurs clandestins journaliers,  jeunes matelots ou marins professionnels qui ne renouvellent pas leurs rôles, et les plaisanciers qui vendent leurs poissons occasionnellement. Cette concurrence déloyale induit des conflits à l’intérieur de la profession et nuit à l’organisation et au professionnalisme du secteur. Selon la direction régionale des affaires maritimes de la Guadeloupe, l’activité de la pêche générerait au total près de 6 500 emplois.

Emplois par famille professionnelle

Ensemble

Hommes

Femmes

Effectifs
% femmes
< 50 ans
>= 50 ans
<50 ans
>=50 ans
Marins, pêcheurs indépendants
934
1,4
745
1/6
9
4
Pêcheurs salariés
145
2,8
120
21
4
0
Marins salariés
126
0,0
115
11
0
0
Cadres et maîtres d'équipage de la marine
37
8,1
29
5
2
1
Ensemble
1 242
1,6
1 009
213
15
5

La domiciliation des marins pêcheurs peut être calquée sur la répartition de la flottille de pêche; le site de mouillage est presque systématiquement situé à proximité immédiate du domicile du patron pêcheur. L'équipage est, lui aussi, recruté dans le secteur géographique immédiat. Cette dissémination de la population des marins pêcheurs contribue à maintenir une activité économique et sociale traditionnelle dans les communes littorales rurales éloignées des centres urbains pointois et basse-terrien.

Imprimer  Haut de page


La Guadeloupe dénombre environ 1 180 navires armés à la pêche, parmi lesquels 65 % sont armés toute l’année. La flottille de pêche se compose de trois types d’embarcations de taille variable selon le mode de pêche pratiqué :

- Les « Saintoises » (bateaux de moins de 9 mètres) équipées de moteurs hors bord, représentent près de 94 % de la flottille et sont utilisées pour des sorties en mer de quelques heures. Des incitations financières ont récemment encouragé l'arrivée d'unités équipées de moteurs diesels inbord dans la flottille.

- Les navires de 9 et 12 mètres, au nombre de 65, sont parfois équipés de moyens de conservation et permettent à un petit équipage de pêcher dans des zones éloignées pendant plusieurs jours.

- Les 6 bateaux de plus de 12 mètres sont destinés à des campagnes de pêche de trois semaines au large de la Guyane.

Imprimer  Haut de page


Le financement de la filière pêche est traditionnellement assuré par le Crédit maritime qui octroie notamment des prêts d’équipements aidés. Le total des crédits accordés aux professionnels de la mer par cet établissement représentait 1,17 millions d’euros (soit 7,65 millions de francs) en 2000, soit 28 % du total des crédits consentis. Les autres banques prêtent peu aux pêcheurs. Mais la pêche bénéficie également d’aides européennes et d'aides directes du Conseil régional. En 2004, ces aides ont concerné quelques 112 dossiers pour un montant total d'intervention de 1 156 626 €. Enfin, il convient de noter le rôle important de la « caisse de chômage intempéries » qui permet une intervention financière indirecte de l’Etat.

Imprimer  Haut de page


Enjeu économique et social, ce secteur contient les germes d’un développement durable mais continue à se heurter à plusieurs handicaps :

• Le coût d’exploitation des navires est trop élevé du fait de leur désuétude.
• Les conditions de travail sont précaires au regard de la sécurité.
• Certaines zones de pêche situées à la périphérie de l’archipel sont devenues conflictuelles.
• Certaines espèces se sont raréfiées (lambi,…).
• L’activité de pêche clandestine demeure importante.
• Le niveau de formation des équipages est encore trop faible.
• La production n’est pas assez valorisée.
• Le secteur de la distribution est inorganisé (plus d’une centaine de points de débarquement).
• Certains ports restent sous équipés.
 
Pour palier à ces handicaps, la Région Guadeloupe apporte son soutien actif à la pêche guadeloupéenne par la mise en place d'aides spécifiques.

Equipements des ports de pêche

L’objectif consiste à améliorer l’avitaillement, la mise en marché des produits, la conservation et les conditions d’embarquement ou de débarquement des produits. Cette mesure doit contribuer au désenclavement des îles.
Ces équipements peuvent regrouper des locaux permettant le stockage et la vente de matériels de pêche, des machines à glace, tout matériel de conservation des produits, des halles de vente et des stations d’avitaillement en carburant.

Modernisation et adaptation de la flotte

Renouvellement et modernisation de la flotte.
Améliorer les conditions de travail, de sécurité, de conservation des produits, contribuer à diminuer les charges d’exploitation des navires en favorisant la diésélisation, adapter l’effort de pêche à travers une meilleure exploitation des ressources aquatiques, tels sont les objectifs de cette mesure.

Ajustement de l’effort de pêche.
Cette mesure contribue à encourager les sorties de flotte des navires peu rentables du fait de leur désuétude ou de leur inadéquation avec les conditions d’exercice de la pêche. Les navires retirés peuvent être affectés à un autre usage professionnel que la pêche.


Transformation, commercialisation, promotion et valorisation des produits de la pêche

Il s’agit de mettre en place des actions en faveur de l’amélioration des circuits de commercialisation au bénéfice d’entreprises individuelles ou de structures collectives, de promouvoir la consommation des produits de la mer notamment des espèces pélagiques, et de favoriser l’émergence d’activités de transformation.
Les équipements de traitement, de conditionnement, de conservation, de transformation des produits, des actions de promotions sont financés dans le cadre de cette mesure.


Actions innovatrices et assistance technique

Assistance et appui technique à la pêche
Les organismes d’étude, de recherche, publics ou privés sont appelés à apporter leur soutien à travers des actions d’assistance et de conseils pouvant se traduire par des projets pilotes ou toute autre initiative relevant de la vulgarisation ou de l’expérimentation de techniques de pêche plus sélectives, de l’amélioration des connaissances de la filière, et de l’état des données sur les ressources aquatiques.

 
Protection et développement des ressources aquatiques

Il s’agit de favoriser le développement des ressources aquatiques par l’aménagement de zones protégées (réserves…) ou l’installation de structures fixes ou mobiles, type récifs artificiels.
Les actions également peuvent concerner le balisage.


Actions collectives et socio-économiques

Il s’agit d’inciter la profession à s’organiser collectivement et se fédérer autour de projets destinés à améliorer les conditions de travail et de sécurité, d’aider les groupements de professionnels dans leurs démarches en faveur de la promotion des produits de la mer ou de la vulgarisation de techniques de pêche sélectives ou de conservation des produits, de favoriser l’installation de jeunes marins et de mieux associer les femmes de marins à l’exploitation des navires.

Regroupés en structures collectives, les pêcheurs seront mieux à même de mener des projets pilotes.

En amont, la préparation aux métiers de la filière pêche est encouragée tout comme l’adaptation aux nouvelles exigences en matière de sécurité et de protection de l’environnement à travers la formation professionnelle continue (mise aux normes internationales) grâce aux actions financées par le F.S.E.
La lutte contre le travail clandestin s’inscrit dans cette logique.


Des adresses utiles
Direction Régionale des Affaires Maritimes
19, quai Laryle - 97100 Pointe-à-Pitre
Tél : 05.90.82.03.13

Imprimer  Haut de page


IndicateursValeur actuelleObjectif 2006Source
Nombre de navires construits ou modernisés (7-12 m)
10
50
DRAM
Navires  construits et modernisés
100 tonneaux
2 250 Kw
500 tonneaux
11 250 Kw
Nombre d'installations en aquaculture
8
16
DRAM
Nombre d'ateliers de transformations créés
0
4
DRAM
Nombre de navires officiellement inscrits à la petite pêche
900
1200
DRAM
Tonnage de poisson pris
10 000 t/an
12 500 t/an
DRAM
Taux de couverture du marché local
70 %
85 %
DRAM
Production en aquaculture
20 t/an
50 t/an
DRAM

Imprimer  Haut de page


La dissémination des points de débarquement et l’absence de criée rendent incertaines l’appréhension des résultats de la pêche. Selon la Direction des Affaires Maritimes (DRAM), la production guadeloupéenne est estimée à 10 000 tonnes, dont 94 % de poissons. Les structures de commercialisation sont traditionnelles. La DRAM dénombre environ 150 points de débarquement, ce qui pose un problème de logistique, étant donnée la concentration de la demande sur deux pôles, la région pointoise et Basse-Terre. La vente directe aux consommateurs absorbe 70 % de la production. Les grandes et moyennes surfaces de la Guadeloupe vendent essentiellement des produits importés, congelés ou transformés. Seuls 5 à 6 % de la production locale sont vendus aux mareyeurs indépendants et aux grandes et moyennes surfaces.
La consommation de produits de la mer s’élève à 35 Kg par an et par habitant soit un des plus forts taux d’Europe ; Les importations approchent les 5 000 tonnes par an.

L’avenir de la filière pêche passe par l’organisation de la commercialisation, la poursuite de la modernisation des équipements, ainsi que la protection et le développement de l’espace maritime.

Imprimer  Haut de page



   
 
 
 
Informations régionales
Actualités
Discours
Communiqués de presse
Assemblées plénières
Commissions permanentes
 
Budget primitif 2014
 
Organigramme de la région Guadeloupe (Mai 2014)
 
Contrat de Plan Régional de Développement des Formations professionnelles
 
Recueil des actes administratifs
 
Les aides de la région
Aide Régionale au transport maritime
 
E-Services
Offres d'emploi
Consulter les marchés publics
eguadeloupe.com
Télécharger un document stratégique
Télécharger un formulaire
Télécharger un document administratif
 

Lettre d'information


La Région Guadeloupe à votre écoute