Enjeu économique et social, ce secteur contient les germes d’un développement durable mais continue à se heurter à plusieurs handicaps :
• Le coût d’exploitation des navires est trop élevé du fait de leur désuétude.
• Les conditions de travail sont précaires au regard de la sécurité.
• Certaines zones de pêche situées à la périphérie de l’archipel sont devenues conflictuelles.
• Certaines espèces se sont raréfiées (lambi,…).
• L’activité de pêche clandestine demeure importante.
• Le niveau de formation des équipages est encore trop faible.
• La production n’est pas assez valorisée.
• Le secteur de la distribution est inorganisé (plus d’une centaine de points de débarquement).
• Certains ports restent sous équipés.
Pour palier à ces handicaps, la Région Guadeloupe apporte son soutien actif à la pêche guadeloupéenne par la mise en place d'aides spécifiques.
Equipements des ports de pêche
L’objectif consiste à améliorer l’avitaillement, la mise en marché des produits, la conservation et les conditions d’embarquement ou de débarquement des produits. Cette mesure doit contribuer au désenclavement des îles.
Ces équipements peuvent regrouper des locaux permettant le stockage et la vente de matériels de pêche, des machines à glace, tout matériel de conservation des produits, des halles de vente et des stations d’avitaillement en carburant.
Modernisation et adaptation de la flotte
Renouvellement et modernisation de la flotte.
Améliorer les conditions de travail, de sécurité, de conservation des produits, contribuer à diminuer les charges d’exploitation des navires en favorisant la diésélisation, adapter l’effort de pêche à travers une meilleure exploitation des ressources aquatiques, tels sont les objectifs de cette mesure.
Ajustement de l’effort de pêche.
Cette mesure contribue à encourager les sorties de flotte des navires peu rentables du fait de leur désuétude ou de leur inadéquation avec les conditions d’exercice de la pêche. Les navires retirés peuvent être affectés à un autre usage professionnel que la pêche.
Transformation, commercialisation, promotion et valorisation des produits de la pêche
Il s’agit de mettre en place des actions en faveur de l’amélioration des circuits de commercialisation au bénéfice d’entreprises individuelles ou de structures collectives, de promouvoir la consommation des produits de la mer notamment des espèces pélagiques, et de favoriser l’émergence d’activités de transformation.
Les équipements de traitement, de conditionnement, de conservation, de transformation des produits, des actions de promotions sont financés dans le cadre de cette mesure.
Actions innovatrices et assistance technique
Assistance et appui technique à la pêche
Les organismes d’étude, de recherche, publics ou privés sont appelés à apporter leur soutien à travers des actions d’assistance et de conseils pouvant se traduire par des projets pilotes ou toute autre initiative relevant de la vulgarisation ou de l’expérimentation de techniques de pêche plus sélectives, de l’amélioration des connaissances de la filière, et de l’état des données sur les ressources aquatiques.
Protection et développement des ressources aquatiques
Il s’agit de favoriser le développement des ressources aquatiques par l’aménagement de zones protégées (réserves…) ou l’installation de structures fixes ou mobiles, type récifs artificiels.
Les actions également peuvent concerner le balisage.
Actions collectives et socio-économiques
Il s’agit d’inciter la profession à s’organiser collectivement et se fédérer autour de projets destinés à améliorer les conditions de travail et de sécurité, d’aider les groupements de professionnels dans leurs démarches en faveur de la promotion des produits de la mer ou de la vulgarisation de techniques de pêche sélectives ou de conservation des produits, de favoriser l’installation de jeunes marins et de mieux associer les femmes de marins à l’exploitation des navires.
Regroupés en structures collectives, les pêcheurs seront mieux à même de mener des projets pilotes.
En amont, la préparation aux métiers de la filière pêche est encouragée tout comme l’adaptation aux nouvelles exigences en matière de sécurité et de protection de l’environnement à travers la formation professionnelle continue (mise aux normes internationales) grâce aux actions financées par le F.S.E.
La lutte contre le travail clandestin s’inscrit dans cette logique.
Des adresses utiles
Direction Régionale des Affaires Maritimes
19, quai Laryle - 97100 Pointe-à-Pitre
Tél : 05.90.82.03.13