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La Guadeloupe connaît une vie culturelle très active, riche d’une forte tradition populaire, d’une grande vitalité musicale, artistique et littéraire. Elle possède plusieurs musées d’un grand intérêt comme celui de Schœlcher et de Saint-John Perse à Pointe-à-Pitre, l’écomusée de Marie-Galante à l’Habitation Murat, le musée archéologique du Moule où se trouve un important site précolombien.
Elle possède aussi une architecture riche et diversifiée que ce soit autour des places fortes, des habitations sucrières, bananières ou caféières (habitations du Comté et de La Grivelière), des maisons coloniales (Zévalos, Musée Saint-John Perse...) ou les centres-bourgs.
Parmi les lieux de diffusion culturelle, il convient de noter le Centre des Arts à Pointe-à-Pitre et Artchipel-Scène nationale à Basse-Terre, ville classée d’art et d’histoire.

La culture guadeloupéenne est riche de ses origines diverses, elle est le fruit de métissages uniques. En effet, la Guadeloupe a enfanté une société métisse, riche de sa diversité ethnique et culturelle, véritable laboratoire du monde nouveau qui se dessine.

Si la nouvelle Créolité est encore à ses débuts, les Antillais se retrouvent encore dans un ensemble de pratiques qui les soude. Ainsi en Guadeloupe, c'est à travers le folklore, le langage, la gastronomie, les danses et la musique, l'habillement et les croyances que la population puise ses référents d'identité culturelle.
Cette pluralité des cultures qui ont droit de cité dans les îles de l'archipel fait qu'il se passe toujours quelque chose quelque part, que ce soit dans les campagnes ou au sein des villages et des villes. Les fêtes communales, les combats de coqs, les veillées culturelles, les Léwoz ou fêtes, les veillées mortuaires, les fêtes des différentes communautés comme les Indiens, les courses d'attelage de bœufs tirants, sont autant d'occasions offertes au visiteur à longueur d'année, d'apprécier la vitalité des traditions culturelles des îles.

Principalement dans les villes telles Pointe-à-Pitre et Basse-Terre, se trouvent les principales structures de diffusion et d'expression culturelles : salles de spectacles, galeries, musées, bibliothèques, etc. Des manifestations, des spectacles en tous genres, des expositions d’œuvres artistiques de qualité sont régulièrement programmées, où alternent des artistes locaux comme internationaux.
Certains événements et manifestations attirent régulièrement de nombreux visiteurs comme le carnaval de janvier à mars, de la fête des cuisinières en août, les combats de coqs, les fêtes patronales, la route du rhum tous les quatre ans et les festivals.

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La Collectivité régionale intervient dans le développement culturel de la Guadeloupe afin que la création artistique, la production, les spectacles, la production audiovisuelle et cinématographique ou encore le patrimoine architectural ou archéologique proposent non seulement une vitrine de notre région mais que ces différentes dimensions participent à un dynamisme économique et social.

À ce titre, la nouvelle politique culturelle régionale s'appuie depuis 2004 sur :

  • La promotion et la valorisation des talents.
  • La restauration et la valorisation de notre patrimoine archéologique et historique.

En 2008, la Région Guadeloupe poursuit la valorisation du patrimoine et se projette résolument dans sa modernité. Il est en effet indispensable d'agir sur les mentalités, de permettre un autre regard sur le monde, de nous servir d'un patrimoine désormais assumé, pour aborder le XXIe siècle enrichis de notre passé, curieux de l'avenir et prêts à contribuer par la culture à l'amélioration de notre cadre de vie, au mieux-^tre de nos concitoyens en développant leurs potentialités, au vivre ensemble dans notre sphère géographique, fiers de permettre le rayonnement de la Guadeloupe

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La langue créole provient du mélange de plusieurs langues européennes, africaines et amérindiennes. Il est parlé activement dans la Caraïbe d'Haïti aux Grenadines, avec des nuances d'une île à l'autre.
Cette langue est issue d’une tradition orale véhiculée par les conteurs qui, à la veillée, rassemblaient petits et grands pour écouter contes et histoires. Elle est pleine de saveurs, d'odeurs, de couleurs et d'images et porte la culture du peuple guadeloupéen.
Le créole est maintenant reconnu comme une langue régionale et occupe une place dans l’école depuis la création du CAPES en langues et cultures créole en 2001.
Il existe une journée internationale du créole : le 28 octobre

Proverbes créoles :

  • Avan ou maié cé chè doudou, aprè maié cé si moin té savé
    (Avant de te marier c'est chérie, après c'est si j'avais su)
  • Ravèt pa janmé ni réson douvan poule
    (Le cafard n'a jamais raison devant la poule)
  • Cabrit ka fè pilule y pa famasien pou otan
    La pilule du cabri ne fait pas le pharmacien ou l'habit ne fait pas le moine

Quelques mots :

  • Morne: petite montagne, colline
  • Kaye: récif
  • Yen-yen: moustique minuscule
  • Ouassou: écrevisse
  • Pa mannié mwen: ne me touche pas
  • Pa ni pwoblèm: pas de problème
  • Ba mwen on ti-punch: fais-moi un punch
  • On moun: une personne
  • Lolo: petite épicerie

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La meilleure manière d'expliquer la cuisine antillaise est encore de raconter cette histoire sur l'origine des accras au siècle dernier dans les cuisines d'une habitation, où une vieille cuisinière normande se désole de ne pas avoir de pommes en Guadeloupe pour préparer ses beignets comme en Normandie. C'est alors qu'à ses côtés une autre cuisinière africaine qui émiettait de la morue séchée, lui proposa de remplacer les pommes par son poisson. Une fois faits, ils s'avérèrent fades. C'est alors qu'intervint une jeune hindoue qui rajouta des cives et du piment, ce qui donna par la suite l'un des plats les plus réputés de la gastronomie antillaise.
C'est une histoire qui résume assez bien l'esprit métissé de la cuisine créole, où l'on harmonise sur fond de cuisine métropolitaine, des ingrédients africains et des saveurs orientales. Ce qui peut aussi être adapté sur le thème raffinement de la France, parfums de l'Inde, force des saveurs africaines et richesse des produits caraïbes, à savoir les poissons et crustacés, les fruits et légumes tropicaux.
Ainsi, l'on trouve beaucoup de plats à base de morue séchée et de salaisons (queues de cochon, poitrine fumée), héritage d'une époque où la Guadeloupe tenait ses approvisionnement des grands bateaux venus de la Rochelle, de Bordeaux ou de Nantes ; accompagnés de racines (madères, igname, manioc, patates douces)  importées avec les esclaves africains pour leur résistance au climat sec et chaud ; du fruit à pain, importé de Polynésie pour alimenter à moindre coût les esclaves ; toute une variété de pois et d'épices, venus d'Inde et d'Afrique.
Riche et variée en saveurs et résultante de l'histoire mouvementée des Antilles, la cuisine créole est à ce titre reconnue et est même mise chaque année à l'honneur lors de la fête des cuisinières. Sur chaque île les restaurants sont nombreux à proposer tous les types de cuisine

Glossaire culinaire :

  • Accras: beignets de morue aux fines herbes

  • Bananes: à distinguer ici les bananes légumes à cuire et les bananes fruits

  • Bélélé: plat savoureux à base de tripes, de fruit à pain, de petites bananes vertes et de dombrés

  • Blaff: plat de poisson ou de crustacés cuits à l'eau épicée, sorte de court-bouillon

  • Blanc manger: dessert préparé à base de noix de coco, de lait et de gélatines

  • Calalou: soupe de crabes, gombos, feuille de madère et ciguine

  • Chatrou: poulpe

  • Christophine: sous l'aspect d'une poire bosselée et jaune pâle, légume très apprécié qui se mange en salade ou en gratin

  • Chiquetaille: morue déchiquetée servie en vinaigrette

  • Chou coco: coeur de cocotier que l'on mange cru

  • Colombo: curry de poulet, de cabrit ou de porc, à la sauce de coriandre, de cumin, poivre noir, moutarde, curcuma, gingembre et piment  (d'origine d'Inde). Plat national de la Guadeloupe

  • Cassave ou manioc: aliments de base des Caraïbes

  • Fruit à pain: fruit de la taille d'un melon

  • Giraumon: nom du potiron aux Antilles

  • Lambis: gros coquillages

  • Ouassous: écrevisses de rivière

  • Maracudja: fruit de la passion

  • Féroces d'avocats: avocat, morue grillée, farine de manioc et piment

  • Planteur: rhum blanc, sirop de grenadine, canelle, muscade, vanille, jus de fruits (orange, goyave, ananas)

  • Ti Punch: 1/5 de sirop de sucre de canne, 4/5 de rhum blanc, un morceau de citron

La fête des cuisinières

Vêtues de leurs plus belles robes, de foulards en madras, de bijoux traditionnels et d'un tablier sur lequel est brodé leur emblème (le gril de St Laurent), elles se rendent à la cathédrale pour y faire bénir leurs paniers remplis de victuailles, de fleurs et d'ustensiles de cuisine. A la sortie de la messe, elles défilent en ville pour le plaisir de tous.
Ensuite ces quelques 250 cordons bleus de l'association des cuisinières se retrouvent en compagnie de la population autour d'un déjeuner entrecoupé de chants et de danses. Cette fête est reprise le lundi suivant au Moule, Sainte-Rose et Basse-Terre.

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Dans ce domaine, la collectivité régionale a constaté la pénurie, voire l'absence de lieux de vie dédiés aux artistes permettant les rencontres, les immersions et l'expression de leurs talents.
En 2008, elle propose la réhabilitation et la mise à disposition de l'immeuble dont elle est propriétaire à la Darse de Pointe-à-Pitre. Cet espace pourrait leur être consacré et favoriser ainsi la création, la diffusion, la formation, les expositions, les échanges, les résidences...
En attendant la création du pôle des arts du spectacle prévu dans le cadre de la construction programmées de la Cité de la connaissance à Saint-Claude, la Région aurait ainsi à la fois un relais et un lieu d'expérimentation avant l'ouverture de cette structure.
La collectivité régionale envisage aussi la mise aux normes d'autres structures régionales comme le vélodrome de Gourde-Liane, le centre sportif de Rivière des Pères, l'amphitéâtre de la Cité des Métiers du Raizet pour leur permettre d'accueillir des spectacles. A cet effet, elle sollicitera auprès de l'Etat les licences n°1 (exploitation des lieux) et n°2 (organisation de spectacles).
Beaucoup de chantiers ont été ouverts depuis 2004 dans le cadre du développement du spectacle vivant. Il convient maintenant de structurer les services de la culture et de créer les outils d'intervention pour passer à la phase active des projets.
En 2004, ces outils concerneront :
  • la valorisatuion du carnaval,
  • l'organisation du festival régional des musiques caribéennes,
  • l'organisation de spectacles autour de la commémoration de Delgrès,
  • la poursuite des travaux autour du pôle régional des arts du spectacles,
  • l'amélioration du dispositif d'aide aux artistes en matière de création et de diffusion,
  • le soutien aux structures de diffusions pour une programmation artistique de qualité intégrant une politique tarifaire intéressante pour tous les types de public,
  • le soutien aux centres de formation aux métiers du spectacle,
  • le maintien de la politique d'aide aux manifestations culturelles d'intérêt régional,
  • le soutien aux structures d'enseignement (formation initiale et mise en place d'ateliers et de master-class),
  • le soutien à l'équipement afin que les structures culturelles puissent proposer un enseignement et des prestations de qualités.

Outre les efforts déployés pour la musique et la danse, l'effort sera poursuivi au noveau du théâtre afin de permettre aux compagnies locales d'être diffusées en dehors de la Guadeloupe (par exemple au Festival d'Avignon) et d'encourager la création dans des domaines encore méconnus comme le conte, le cirque, les gallodromes, les arts de rues qui feront l'objet d'une attention particulière.

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La Caraïbe est un véritable laboratoire musical où est née un nombre important de styles tel que la salsa, le compas, le reggae, etc.
La Guadeloupe participe activement aux productions musicales caraïbéennes, avec à son palmarès, le zouk, le gwo ka, le reggae etc. Elle fait partie de ce creuset où se développent sans cesse de nouvelles sonorités et des rythmes musicaux originaux.

La musique comme la danse occupent une place importante dans la culture et les traditions guadeloupéennes. Métissage de musiques européenne et africaine, la musique guadeloupéenne produit sur fond de percussions différents styles à différentes époques.
Tambour des esclaves, le Ka est devenu le symbole d'un appel à la révolte, de la résistance de tout un peuple à l'aliénation culturelle. L'entre deux guerres a vu naître la biguine, influencée par le rythme des orchestres de jazz de la Nouvelle Orléans : le zouk.
Le Zouk se danse de façon tonique ou lascive dans les bals et il est devenu aujourd'hui, depuis 1980, la musique antillaise par définition. A l'origine de cette musique, citons des groupes tels que Zouk Machine, Malavoi et Kassav qui ont su exporter ce genre musical au monde entier.
Chaque année diverses manifestations musicales mettent la musique antillaise à l'honneur, comme le festival des percussions en juillet à Sainte-Anne.

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Le carnaval est certainement la fête annuelle la plus connue et la plus animée. Elle dure plus d'un mois et demi, de fin décembre au mercredi des Cendres, et tous les concours y sont possibles : concours de chants, de danses, de beauté, de costumes et de musique.
Chaque commune prépare la fête au rythme des tambours et de la danse, en élisant sa reine et sa mini-reine pour les enfants, et c'est parmi elles que seront choisies celles du carnaval. Pointe-à-Pitre et Basse-Terre gardent le monopole des festivités, où a lieu la grande parade des chars, sur un thème donné, qui donne le signal de la fête, le dimanche précédent Mardi-Gras.
Traditionnellement, l'ouverture se fait aux Abymes par le « Doubout pou on grand vidé ».
Le jour du Mardi-Gras au matin a lieu le « Vidé en pyjama », course en procession dans les rues. Il s'agit de groupes représentant des quartiers ou associations diverses, avec leurs propres troupes de danse et leurs groupes de musique.
Le mercredi des Cendres connaît le grand « Vidé » carnavalesque en noir et blanc dans les rues, suivi le soir du grand « Brilé Vaval » où  il s'agit de brûler l'effigie du roi Vaval, pour clore le carnaval. A l´instant où l'effigie appelée « bois-bois » en feu est jetée à la mer, la foule crie Vaval mô, carnaval est mort, ou Vaval pa quitté nou, carnaval ne nous quitte pas.

Le dimanche précédent le Mardi-Gras est le jour des déguisements et des masques, et le lundi, le jour des mariages souvent comiques avec des couples burlesques.

Le carnaval connaît un dernier sursaut à la Mi-Carême avec le grand défilé en rouge et noir dans les rues.

Durant toute la période du carnaval, des enfants déguisés vont traditionnellement aux carrefours partout dans l'île pour demander des bonbons et de l'argent aux voitures.

 

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Soutien à la création, production et diffusion
Afin de rendre possible les conditions d'émergence des arts plastiques contemporains de la Guadeloupe, la Région reconduit son dispositif d'aide à la création et à la production (exposition, acquisition de matériel, accès aux résidences d'artistes internationales) ainsi qu'à la diffusion (réalisation de dossiers d'artistes, catalogues d'exposition, réalisation d'ouvvrages d'art, sites Internet).
En 2008, la Région mettra en place un concours annuel pour la création d'une oeuvre d'art contemporain. L'artiste dont le projet aura été retenu bénéficiera d'une dotation dont le montant sera fixé ultérieurement.
La phase de préfiguration pour la création d'n marché international de l'art contemporain en Guadeloupe sera initiée. Cet événement aura une périodicité biennale. Cette phase a pour mission de permettre à la collectivité d'évaluer la pertinence et les retombées économiques pour les artistes d''une telle opération sur son territoire.
Soutien à la formation
Les projets de formation dans ce domaine seront accompagnées et encouragées par des mesures permettant aux bénéficiaires d'accéder à des formations spécifiques de niveaux supérieurs? La Région entend renforcer le Centre des Métiers d'art pour l'accès aux grandes écoles et aider nos artistes pour s'inscrire à l'Institut régional d'art visuel (IRAV) à la Martinique.
Développement des pratiques amateurs
Lamise en place de cours d'arts plastiques à l'initiative des associations, OMC, MJC et privées pourra être soutenue sous réserves des qualifications réglementaires.
Fonds régional d'art contemporain (FRAC)
Lacréation sur le territoire d'un outil de développement de l'art contemporain, structure intégrant les missions d'un centre régional d'art contemporain (CRAC) et d'un fonds régional d'art contemporain (FRAC), se poursuit.
La phase de préfiguration verra en 2008 l'organisation d'un séminaire de travail avec les acteurs du secteur (artistes, professionnels, public, formateurs...). Les actes de ce séminaire participeront à l'élaboration du cahoer des charges de l'appel à projet pour la définition du programme d'activité de cette future structure.
Livres d'art
Afin de conserver et d'augmente la présence et la diffusion des oeuvres de nos artistes en matière d'arts plastiques et de générer un véritable travail de critique d'art qui nous fait cruellement défaut, la Région Guadeloupe commandera et accompagnera l'édition de livres d'art. Elle participera ainsi à l'élaboration d'une série d'ouvrages d'histoire de l'art de Guadeloupe.

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Pendant longtemps les seules traces archéologiques amérindiennes visibles étudiées par les archéologues ont été les roches gravées de Trois-Rivières et des environs : les études qui ont été menées, il y a une dizaine d’années, ont considérablement accru le nombre de sites répertoriés, près de 25 sites et 1200 gravures qui s’étendent de la commune de Vieux-Habitants à celle de Capesterre Belle-Eau, deux grottes ornées se situant en zone karstique, sur la commune du Moule et de Capesterre de Marie-Galante.

En dehors du parc des roches gravées de Trois-Rivières, ouvert au public, des sites admirables sont dispersés sur le territoire de ces communes, comme, à Trois-Rivières, la station de la plage des galets qui représente simultanément un homme en position dominante et une femme en situation d’accouchement, ou la représentation d’une tête d’oiseau découverte à Capesterre Belle-Eau après le passage du cyclone Lenny en1999.

Les gravures sont variées et mystérieuses, il s’agit le plus souvent de représentations d’idoles ou « zemis » qui sont la traduction des mythes et croyances amérindiennes.

Les premières recherches archéologiques ont été menées à l’initiative d’Edgard Clerc, sur la commune du Moule. Grâce à lui le site de Morel a été le premier site préhistorique découvert en Guadeloupe ( 400 av JC)et a conduit à la création du musée départemental de préhistoire qui porte aujourd’hui son nom.

Depuis lors de nombreuses recherches ont été entreprises et ont permis de constater qu’hormis des lieux totalement inaccessibles,  tout le territoire de l’île a été occupé par les populations amérindienne et ce depuis 1000 ans avant Jésus Christ .
Très récemment les recherches archéologiques se sont intensifiées sur le sud Basse-Terre :
  • A Capesterre Belle-Eau, des fouilles réalisées sur le tracé de la déviation ont révélé des traces de villages amérindiens, superposées par des bâtiments agricoles coloniaux du début du XVIIe siècle ; à Roseau, une importante communauté caraïbe était implantée en arrière de la plage, et la preuve d’un contact avec les civilisations taïnos a été apportée avec la découverte d’un objet travaillé dans un os de lamentin, dont l’origine taïnos est certifiée.
  • A Basse-Terre, aux abords de la cathédrale, une fouille a mis en évidence la présence il y a plus de deux mille trois cent ans d’une importante communauté amérindienne. Des emplacements de carbets, des sépultures accompagnées de vases funéraires richement décorés dormaient sous la ville.
  • A Baillif, des traces de plusieurs villages amérindiens datant de 600 à 900 après Jésus Christ ont été découvertes aux abords de la rivière du Baillif et non loin de la station de pétroglyphes de la rivière du Plessis.
  • Enfin le développement récent de l’archéologie sous marine a permis de retrouver l’épave de la flûte « la Loire » sabordée en 1809 face aux assaillants anglais dans la rade de l’Anse à la Barque, entre Bouillante et Vieux Habitants 

Toutes ces découvertes ont été le fruit d’un important travail de terrain effectué par le Conseil régional de la Guadeloupe à travers son service archéologique en relation avec le service régional d’archéologie de la DRAC.

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Dans le cadre du développement du tourisme culturel, l’accent est mis sur l’ouverture des sites ou des bâtimens remarquables qui ont marqué notre histoire :

  • Les anciennes habitations
  • Les places-fortes comme le Fort Delgrès ou celui de Fleur-d'Epée
  • Les ports négriers (Pointe-à-Pitre, Le Moule)
  • Les cimetières d’esclaves
  • Le lieu de sacrifice de Delgrès et de ses compagnons à Matouba.
  • Les batiments publics des années 1930 de l'architecte Ali Tür

Mais il faut aussi penser à la préservation de ces lieux et autres objets de mémoire afin que chacun puisse s’approprier ce patrimoine. En association avec l’université, un laboratoire pourrait voir le jour en tant que lieu d’étude et de formation pour mettre en sécurité, traiter, restaurer avant leur exposition les biens à valeur muséographiques menacés de disparition :

  • Les canons de marine
  • Les mécaniques anciennes
  • Les céramiques
  • Les pièces archéologiques découvertes au cours des fouilles organisées sur le territoire.

 

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Une nouvelle compétence du Conseil régional

Depuis le 1er janvier 2007, Le Conseil régional de la Guadeloupe abrite un nouveau service, l'Inventaire général du patrimoine culturel, nouvelle compétence donnée à la collectivité régionale par la loi du 13 août 2004. Ce service a pour mission fondamentale de recenser, d'étudier et de faire connaître le patrimoine culturel régional. Il avait été créé en novembre 1999 et était intégré à la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC).

Son champ d'action

Né en 1964 de la volonté de la Vème République et plus singulièrement du ministre de la culture André MALRAUX,l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France a entrepris un diagnostic complet du patrimoine architectural et mobilier national s'occupant selon la formule célèbre « de la petite cuillère à la cathédrale ».Des études conduites par des scientifiques ont permis la constitution d'un ensemble documentaire accessible à tous, restitué sous forme de publications ou d'expositions. L'Inventaire qui s'intéresse désormais aussi bien à l'architecture militaire qu'industrielle qu'aux oeuvres en série ou encore qu'aux grands ensembles participe activement à la protection du patrimoine en lui donnant un sens. En effet, loin de se cantonner au beau, la notion de patrimoine englobe l'histoire de l'art mais aussi celle des techniques, des mentalités et des savoir-faire. Son champ chronologique s'est également élargi en prenant en compte les édifices et objets des années 70.
De juillet 2000 à décembre 2001, l’inventaire des 4 communes de la Côte-sous-le-Vent (Pointe-Noire, Bouillante, Vieux-Habitants, Baillif) a été mené à bien avec le soutien de la Région.
En juillet 2001, une convention a été signée entre l’Etat, le SIVOM Nord Basse-Terre pour la réalisation de l’inventaire des communes de Deshaies, Sainte-Rose, Le Lamentin, Petit-Bourg et Baie-Mahault.
Les deux grandes agglomérations autour de Basse-Terre et de Pointe-à-Pitre font l’objet d’un inventaire dans le cadre d’une convention avec les collectivités territoriales concernées.

Recenser, étudier

Trois types d'études sont menés par des professionnels (chercheurs et photographes) par le service régional de l'inventaire dans le cadre d'une programmation pluriannuelle: inventaire topographique, inventaire thématique, opérations ponctuelles.
L'inventaire scientifique normé révèle le patrimoine en le remplaçant dans son contexte géographique, historique et sociologique pour mettre en évidence les permanences, les particularités et les évolutions du territoire.

Inventaire topographique en cours : Saint-Claude

Inventaire thématique en cours: patrimoine industriel

Opérations ponctuelles:

  • Faire connaître :
    Destinée aux amateurs, étudiants, chercheurs mais aussi aux architectes, aménageurs du territoire et aux professionnels du tourisme, la documentation sur le patrimoine sera communiquée courant 2007 en salle de lecture mais aussi en interrogeant des bases de données et en passant par des publications, des expositions et des conférences.

Ouvrages disponibles en librairie:

  • Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de Guadeloupe ; Hubert MAHEUX ; Hors série, Guadeloupe, 2002.

  • La Côte-sous-le-Vent ; textes: Marie-Emmanuelle DESMOULINS ; photographies : Marc HELLER, Jean-François PEIRE

  • Images du Patrimoine, Editions Jasor, 2002.

  • Gourbeyre ; textes: Marie-Emmanuelle DESMOULIN, David LAPORAL, Christophe CHARLERY ; photographies: Jean-François PEIRE ; Itinéraire du Patrimoine n°265 ; Editions Mairie de Gourbeyre, 2003.

  • Les Abymes ; textes: David LAPORAL ; photographies: Jean-François PEIRE, Bernard RENOUX, François LASA ; Itinéraire du Patrimoine n°310 ; Editions Jasor, 2003.

  • Basse-Terre ; Patrimoine d'une ville antillaise ; textes: Marie-Emmanuelle DESMOULINS ; photographies : Jean-François PEIRE, Bernard RENOUX, François LASA ; Editions Jasor, 2006.

Pour en savoir plus sur l'inventaire :

Contacter Conseil régional
Hôtel de Région
Avenue Paul Lacavé
Petit-Paris 97109 Basse-Terre Cedex
Tel : 0590 80 40 40

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DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturellles)
22 rue Perrinon - 97100 BASSE-TERRE
Tél. : 05 90 41 14 80
Fax : 05 90 41 14 60
E-Mail :
isabelle.gautier@culture.gouv.fr
Pour en savoir plus : www.culture.gouv.fr

Art’chipel Scène Nationale de la Guadeloupe
boulevard Félix Eboué - 97100 BASSE TERRE 
Tél. : 0590 99 29 13
Fax : 0590 99 29 20

Pour connaître tous les horaires et programmations des cinémas de Guadeloupe
un seul numéro : 0820 82 20 20

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